Voici la chicoutée ou plaquebière, je vous l’ai déjà présenté. Cette plante des tourbières du nord pousse en abondance sur la Côte-Nord et la Basse Côte-Nord. Elle poussait aussi en abondance dans les tourbières anticostiennes mais le chevreuil l’a presque complètement éliminé. Le fruit est rouge quand il n’est pas mûr et orange quand il est à point. Tous les goûts sont dans la nature mais selon mon propre goût, le fruit de la chicoutée est meilleur que le bleuet, la fraîse, la framboise et même la cerise mûre sur l’arbre des cerisiers du B.C. À anticosti, elle pousse en individu seul comme la première photo mais sur la côte, elle pousse plus en thalle comme la photo #2. Un peu de crème glacée à la vanille, des  »tonnes de chicoutée et du sirop d’érable 2A; c’est dur à battre.

Enfin le printemps

Ça commence à fondre un peu plus sérieusement et la faune semble se réveiller. Depuis quelques jours, des ouvertures apparaisent ça et là sur le ruisseau qui nourrit mon lac. J’y ai placé quelques spypoint pour tenter d’améliorer mes connaissances sur la loutre et le vison. Voici un résultat des derniers jours sur quelques visiteurs. Demain je vole en milieu agricole dans le sud du Québec pour améliorer ma banque d’images pour mon prochain livre. Salut Louis

un autre

Suis-je envahi par les aigles? Disons que l’hiver, dans l’Outaouais, il est relativement fréquent de voir des aigles un peu partout. Évidemment, quand je redistribue des carcasses de castors, j’augmente mes chances d’observation. Nous en avions deux au alentour ce matin.

optimiser

Place parfaite pour mettre un collet à renard ou coyote. Il suffit d’avoir un support à collet et une allonge pour attacher le collet à quelque chose de solide. Ce sera toujours une bonne passe car si vous regardez en bas, il y a un rétrécissement naturel pour traverser le ruisseau. D’ailleurs, tant qu’à venir poser un collet, autant y ajouter un piège à loutre dans le col du ruisseau et deux autres à vison sur les bords du ruisseau. C’est le même voyage…

éclaircie et ramassage

Je profite des matins froids pour continuer à faire le ménage des restes des grands coups de vent de l’automne. Ça fait aussi des percées de soleil en sous-bois pour ramener un peu de pousses fraîches au niveau des chevreuils pour les années à venir. J’ai essayé de  »wincher » en bas de la butte le gros chêne mais peine perdu, il fut finalement décortiqueé dans la coté. J’ai le dos mort….

Appât à chevrours….


Une photo d’un ami chasseur. Christian Bisonnette m’a envoyé cette photo qui ne demande pas réellement d’être expliquée. On pense souvent que Chevreuil et ours ne font pas bon ménage… mais comme dans toutes les domaines de la nature, il y a des exceptions… En voilà une.

Comment vaut une photo?


Voici une question qui mérite d’être approfondie. J’ai pris la première photo en haut hier par la fenêtre de la cuisine avec un 600mm et un doubleur focas de 1.4x. J’étais en caleçon et je préparais le souper. Photo ordinaire, oiseau extraordinaire. Pas de valeur commercoale mais une valeur sentimentale.

La deuxième vient d’une caméra spypoint placée sur une carcasse de castor pour nourrir les animaux. Valeur commerciale nulle mais un beau cadeau si je considère la diversité animale qui a visité la carcasse.

La troisième est un portrait que j’ai pris à Mcdonald Collège il y a plus de 18 ans. Aucune valeur sentimentale car l’oiseau était en captivité. Je tentais d’obtenir quelquechose qui peut servir en marketing sur le coté américain. Nous avons fait des ventes avec des photos similaires provenant du même  »shooting session ». Pas très glamour et pas excitant comme expérience.

La quatrième photo vient du ruisseau baleine à Anticosti. Pour réussir cette image, nous avons passé 3 jours pour bâtir une cache presqu’invicible à 40 pieds de haut et à 250 pieds du nid. La photo fut prise au début avril à 5h00 du matin au lever du soleil. Pour me rendre à cette place, le cadran sonnait à 1h30. Nous faisions 45 minutes de ski-doo, 25 minutes de marche en raquette pour finalement être complètement installés à 4h00 le matin pour ne pas déranger les oiseaux. Nous avons fait quelques publications avec cette photo en éditorial et j’ai gagné un premier prix pour un reportage sur la nidification des aigles dans un magazine national. Nous avons travaillé comme des  »nêgres » excusez l’expression, nous avons pas mal tripé et je peux vous dire que ma blonde à du chien comme pas 10% des hommes que je connais.

La dernière photo vient d’un nid en Colombie Britannique. J’étais sur le bord de l’autoroute, sur l’accotement. Au BC, des aigles il y en a partout. Pas beaucoup de feeling à prendre la photo car trop facile et ça me rappellait que la vie est injuste. Tant de travail pour prendre une photo décente à Anticosti et ridiculement facile au BC. Ça ressemble à la chasse … peu n’est pas? Tuer un gros buck québéçois dans la zone 3 versus un gros buck de l’ouest canadien….. Bonne journée.

Voici deux photos de renards qui en apparence ont l’air banal. La première fut la première visite de renards au alentour de l’appât et la deuxième fut la première directement sur l’appât. Ça pris 6 jours de visite à chaque nuit pour qu’un renard se décide enfin à manger gratuitement…. Quelques collets au alentour sur leur sentier auraient fait l’affaire plus vite qu’un piège directement sur l’appât. Dans ce cas-ci, la saison était fermée mais le principle demeure, proche de l’appât, les animaux sont plus nerveux.

C’est pas clair!

Moins d’une heure après la visite des loups-coyotes, ce sont le retour de mes deux renards qui me font pencher vers le choix des loups. En effet, les renards ont une peur bleue des coyotes qui les pourchassent et les tuent. Mais les renards s’accomodent bien des loups. Une visite aussi tôt sur le site après la visite de son ennemi naturel me sorprendrait mais dans la nature rien n’est surprenant plus, tout est possible ou presque… Comme ma maison est bâtie sur la frontière entre le domaine des loups et des coyotes, les deux sont présents sur une base régulière. Le dilemme reste donc entier.

Un loup ou un coyote

Il y a deux semaines, j’ai placé deux carcasses de castors sur le coin de notre lac en face de la maison et une caméra de détection pour ma curiosité personnelle. Nous avions depuis quelques jours de pistes de canidés sur le lac et je voulais savoir si j’avais affaire à des coyotes ou des loups. J’ai des photos mais je n’ai pas la réponse avec certitude. Est-ce un coyote ou un loup. La grosseur comparée à un renard est imposante, les épaules sont fortes et les pattes avant sont hautes mais j’opterais pour un croissement à quelques part dans cette lignée entre le loup et le coyote…. Je reviens demain avec plus d’histoire sur l’appât en question.