Quoi faire autre que ralentir?

Publié le 15 juillet 2018 à 15h10 | Mis à jour à 15h57

Le plus vaste parc au pays dépérit

Le rapport sur le parc national Wood Buffalo... (photo Jeff McIntosh, archives la presse canadienne)

Le rapport sur le parc national Wood Buffalo signale que l’industrie pétrolière, les barrages hydroélectriques, les changements climatiques et les cycles naturels sont en train de saigner à blanc le delta des rivières Paix et Athabasca.

PHOTO JEFF MCINTOSH, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Une étude exhaustive du plus vaste parc national au Canada conclut que pratiquement chaque aspect de son environnement se détériore.

Le rapport de 561 pages sur le parc national Wood Buffalo, dans le nord de l’Alberta, signale que l’industrie pétrolière, les barrages hydroélectriques, les changements climatiques et même les cycles naturels sont en train de saigner à blanc le delta des rivières Paix et Athabasca.

L’étude fédérale a été conduite en raison des inquiétudes soulevées à l’égard du statut de patrimoine mondial de l’UNESCO du parc. Alors que le delta dépend de « la réalimentation de ses lacs et bassins », celle-ci est en déclin, peut-on lire dans le rapport qui signale que « sans intervention immédiate », sa valeur patrimoniale sera perdue.

Sur les 17 indicateurs de santé environnementale étudiés, 15 sont en déclin.

Fondée sur des décennies de recherches, avec 50 pages de références, l’étude constitue sans doute l’évaluation la plus complète de cette région en aval des plus importants centres de production énergétique et d’un des plus grands barrages hydroélectriques au pays.

« Il y a littéralement des centaines d’études différentes en cours par rapport au parc ou aux sables bitumineux ou à Hydro Colombie-Britannique », souligne Don Gorber, qui était à la tête du projet d’Environnement Canada.

M. Gorber a découvert que l’eau – ou plutôt son absence – est à la source de la dégradation du parc.

Le débit de la rivière Paix a reculé de 9 % depuis la construction du barrage Bennett en Colombie-Britannique. Celui de la rivière Athabasca a pour sa part chuté de 26 %.

Les embâcles de glace qui inondaient auparavant les milieux humides et les lacs inondés ne se produisent plus. Par conséquent, l’habitat des bisons rétrécit, des espèces envahissantes étouffent la végétation locale, et les oiseaux migratoires commencent à éviter des zones où ils faisaient autrefois escale par millions.

Les autochtones qui se rendent par bateau sur une bonne partie de leur territoire ancestral y ont perdu accès. Les trappeurs qui piégeaient des centaines de rats musqués chaque saison rapportent que ces petits rongeurs friands d’eau sont disparus. D’autres signalent que l’eau stagnante, dépourvue d’oxygène, tue les poissons.

Avec des niveaux d’eau plus bas, la concentration de produits chimiques similaires à ceux produits par les sables bitumineux monte en flèche. Les oeufs d’oiseaux présentent des traces de métaux lourds et d’hydrocarbures.

« Mon intention était de déterminer s’il y avait un problème dans le parc et pas de pointer le responsable du doigt », soutient Don Gorber.

Que les incendies de forêt, l’agriculture, les cycles naturels ou l’industrie forestière soient également à blâmer ou pas, « sans aucun doute, quelque chose se passe », conclut-il.

Atterisage

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Si vous désirez avoir des nouvelles de chasse et de nature à tous les jours; je vous invite à aller sur mes deux pages facebook Louis Gagnon et onchasse.com . Dans moins de 2 mois, ce blog sera déménagé sur un nouveau site.

Question de gestion.

Une ami m’a envoyé ces deux photos qu’il a capturé d’une émission de chasse où les commentateurs-chasseurs discutaient fort sur quel buck tirer et lequel laisser passer. Il me demandait mon opinion.
C’est une question de génétique et de gestion. Tu es sur un nouveau terrain petit, sans chance de rechasser là un jour et tu chasses pour le score B&C; tu y vas pour le 10 pts qui score mieux mais est possiblement un an ou deux plus jeune que l’autre. Maintenant, c’est ton terrain et c’est grand (500-1000 acres) ou tu es sur un club alors tu pourrais penser autrement car le jeune 10 pointes a définitivement une belle génétique pour faire un futur B&C book. Il a possiblement 3 ans et demi. Tandis que le gros derrière ne scorera jamais bien mieux que cela car il a déjà au moins 4.5 et possiblement plus 5.5 ans et il score pas. Pour améliorer le cheptel; tu dois toujours essayer de protèger la jeune relève avec potentiel et récolte la vielle canaille pour le moment. C’est malheureusement plus facile à dire qu’à faire. Que feriez-vous dans cette situation?rambo 2 rambo 1